L'amour ouvre le chemin de l'écriture, l'écriture succède à l'amour, s'y mêle ou le défait.
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On ne tire jamais de traits définitifs, on le sait, le passé est un serpent qui mord.
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À lire aussi de Nina Bouraoui
On espère beaucoup d'une fille, de son histoire, de son corps. C'est un grand mystère une fille.
Ce n'est plus du sang qui coule dans mes veines mais des gouttelettes de désespoir! elles tombent du coeur, sillonnent mes entrailles et perlent mon front, elles brouillent l'espace, bouchent l'horizon et rapetissent mon avenir!
Ne pas être algérienne. Ne pas être française. C'est une force contre les autres. Je suis indéfinie. C'est une guerre contre le monde. Je deviens inclassable. Je ne suis pas assez typée.
Tout se défait, tout se sépare, et je ne sais pas si l'on retrouve un jour les choses que l'on a perdues.
Dans la même œuvre
Parfois on croît connaître ceux que l'on a aimés et on se trompe complètement parce que l'amour n'est pas une science, on n'apprend tout de l'autre qu'une fois qu'on l'a perdu.
L'amour est ce qu'il y a de plus incertain : sublime dans son envol, hideux quand il se brise sans prévenir.
Les avions me fascinaient, j'y voyais le symbole de la liberté, du danger même, non d'avoir un accident, mais de laisser ce que l'on connaissait, qui encadrait ; partir était aussi se quitter soi-même.
Passé la quarantaine, les choses changent, on a un autre angle de vue de l'existence, on n'est pas plus sage, on manque d'illusion, c'est ça la vraie vieillesse, ce ne sont ni la peau changée ni les rides.